La question du montant de la retraite militaire revient sans cesse, et pour cause : il n’existe aucun montant unique. Votre future pension sera le résultat d’un calcul qui mobilise l’ensemble de votre carrière : votre grade et l’indice que vous détenez en fin de service, votre traitement indiciaire brut des six derniers mois, le nombre de trimestres que vous avez validés (services effectifs, bonifications, majorations) et, le cas échéant, l’application d’une décote. Cet article vous donne des repères concrets, des moyennes statistiques datées et des explications claires, jamais une estimation individuelle. Seul un calcul fondé sur votre dossier personnel vous fournira une projection fiable.
Pour estimer votre future pension en fonction de vos propres paramètres, vous pouvez utiliser le simulateur ci-dessous. Il applique la formule officielle à partir de votre traitement indiciaire, de votre durée de services et de vos bonifications. Vous obtiendrez immédiatement une projection indicative de votre pension mensuelle brute.
Estimateur indicatif
Estimateur de retraite militaire
Estimez votre pension mensuelle brute à partir de votre traitement indiciaire, de vos services effectifs et de vos bonifications.
Le calcul présenté est une estimation simplifiée, hors décote, surcote, minimum garanti et règles particulières d’ouverture des droits. Les champs marqués d’un astérisque sont obligatoires.
Estimation de votre pension
Montant brut, avant prélèvements sociaux et fiscalité.
Comment ce montant est-il calculé ?
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Points de vigilance
Le calcul simplifié ne tient pas compte de la décote, de la surcote, de l’âge de départ, de l’invalidité, de la PAGS, du minimum garanti, des règles de cumul ni de la vérification de l’éligibilité aux bonifications.
Consulter le calcul officiel sur retraitesdeletat.gouv.fr
Sources principales et méthode
Comprendre ce que recouvre la retraite militaire
La pension militaire de retraite est une pension de l’État, versée par le Service des Retraites de l’État. Elle ne répond à aucune logique de forfait. Deux militaires totalisant exactement la même durée de service peuvent percevoir des pensions très différentes parce qu’ils ne terminent pas leur carrière au même grade, ni avec le même indice, ni avec les mêmes bonifications.
Pour bien vous repérer, gardez en tête trois notions souvent confondues :
- le droit à pension, c’est-à-dire le fait de remplir les conditions légales pour bénéficier un jour d’une pension ;
- la date à partir de laquelle la pension peut être liquidée et versée (jouissance immédiate ou différée) ;
- le montant lui-même, toujours issu d’un calcul individuel.
À cela s’ajoutent les évolutions réglementaires selon votre date de naissance, votre génération, votre statut (officier de carrière, officier sous contrat, sous-officier, militaire du rang) et la date à laquelle vous avez été radié des cadres ou des contrôles. Aucune réponse universelle n’est donc possible.
Un droit, une date de départ et un montant : trois questions différentes
Avoir accompli dix ou quinze ans de service ne suffit pas pour toucher immédiatement une pension, et cette durée ne dicte jamais un montant à elle seule. Pour les militaires non-officiers, la liquidation immédiate est aujourd’hui possible après 17 ans de services effectifs, ou à 52 ans avec au moins 15 ans de services. Pour les officiers de carrière, il faut en principe 27 ans de services effectifs pour une liquidation immédiate, ou 52 ans avec au moins 20 ans de services. Quant aux officiers sous contrat, le seuil de liquidation immédiate se situe à 20 ans de services (ou 52 ans avec 15 ans). Ces repères sont valables à la date de rédaction de cet article ; ils doivent impérativement être vérifiés en fonction de votre situation personnelle et des textes en vigueur au moment de votre radiation des cadres.
La durée de service n’est qu’un paramètre parmi d’autres. Le montant final intègre également la nature des services retenus (services effectifs, services valables, bonifications, majorations de durée d’assurance), le traitement indiciaire brut des six derniers mois, l’application éventuelle d’une décote ou d’une surcote, ainsi que les majorations de pension.
Comment se calcule le montant d’une pension militaire ?
Le Service des Retraites de l’État applique une formule simple dans son principe. On part de votre traitement indiciaire brut (ou solde indiciaire) perçu en moyenne pendant les six derniers mois de service, hors primes et indemnités – à l’exception de quelques cas très encadrés. On détermine ensuite un taux de liquidation qui peut atteindre au maximum 75 % de ce traitement indiciaire.
Pour obtenir ce taux maximal, vous devez justifier d’un nombre requis de trimestres, tous régimes confondus. Chaque trimestre manquant entraîne une décote, c’est-à-dire une réduction du taux. Pour approfondir le calcul de la décote, il est utile d’en comprendre le mécanisme chiffré précis. À l’inverse, dans des situations très spécifiques, des trimestres supplémentaires peuvent donner droit à une surcote – mais les militaires bénéficiant d’un départ anticipé ne peuvent pas y prétendre.
La formule officielle, que vous pouvez retrouver sur le site retraitesdeletat.gouv.fr, se présente ainsi :
Montant de la pension = Dernier traitement indiciaire brut × (trimestres acquis / nombre de trimestres requis pour votre génération).
Ce résultat donne une pension brute, à laquelle s’ajouteront éventuellement des majorations (par exemple pour enfants). Des prélèvements sociaux (CSG, CRDS, contribution de solidarité, etc.) viendront ensuite réduire le montant net versé chaque mois. Ne confondez donc jamais un montant brut statistique avec ce que vous toucherez réellement sur votre compte bancaire.
Les 6 facteurs qui font varier votre pension
| Facteur | Rôle dans le calcul | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Grade et indice détenu | Détermine votre traitement indiciaire brut en fin de carrière. Plus l’indice est élevé, plus la base de calcul est haute. | L’indice pris en compte est celui détenu pendant les six derniers mois de service ; une promotion tardive peut donc avoir un effet très concret. |
| Traitement ou solde indiciaire de référence | C’est le montant brut auquel s’applique le taux de liquidation (jusqu’à 75 %). Il est calculé sur la moyenne des six derniers mois. | Les primes et indemnités n’entrent normalement pas dans cette base, sauf exceptions strictement prévues par les textes. |
| Durée des services valables et trimestres liquidables | Chaque trimestre retenu vous rapproche du taux maximal. Les services effectifs peuvent être complétés par des bonifications. | Tous les services ne sont pas automatiquement « valables » ; seuls ceux reconnus par l’administration sont comptabilisés dans la durée liquidable. |
| Bonifications | Elles augmentent la durée des services retenus pour le calcul (par exemple, bonification du cinquième du temps de service dans la limite de 5 annuités). | Certaines bonifications, comme la bonification du cinquième, ne sont pas forcément affichées au même endroit que les autres, mais elles sont bien intégrées au simulateur officiel. |
| Décote et durée d’assurance | Si vous n’avez pas le nombre de trimestres requis pour votre génération, le taux de liquidation est réduit. | La prolongation d’activité (article 69 du CPCMR) empêche l’application d’une décote et peut même ouvrir droit à une surcote si la durée d’assurance dépasse le nombre requis. |
| Majorations et suppléments de pension | Elles viennent s’ajouter au montant de la pension une fois celle-ci calculée (majoration pour enfants, par exemple). | Certaines majorations de durée d’assurance (pour enfant né après 2003, pour enfant handicapé) ne jouent pas le même rôle que les bonifications et interviennent différemment dans le calcul. |
La bonification du cinquième mérite une attention particulière : elle majore la durée de services pris en compte de 20 % (dans la limite totale de 5 annuités), ce qui peut rapprocher du taux plein de 75 %, voire le dépasser dans des conditions très encadrées. Cette bonification est intégrée d’office dans le simulateur officiel du Service des Retraites de l’État si vous y êtes éligible.
Deux exemples pour comprendre les écarts de montant
Prenons deux militaires ayant tous les deux 150 trimestres validés (services + bonifications) pour une durée d’assurance requise de 168 trimestres dans leur génération.

Exemple 1 – Même durée, indice différent. Le premier termine sa carrière avec un traitement indiciaire brut de 2 400 €. Sa pension brute annuelle se calcule ainsi : 2 400 € × (150 / 168) ≈ 2 143 €. Le second, qui finit avec un traitement indiciaire de 3 200 €, obtient : 3 200 € × (150 / 168) ≈ 2 857 €. La différence dépasse 700 € par mois, uniquement à cause de l’indice de fin de carrière.
Exemple 2 – Indice proche, trimestres différents. Imaginons maintenant deux sous-officiers dont le traitement indiciaire brut est de 2 600 €. Le premier totalise 155 trimestres (proche du taux plein), le second 135 trimestres (il lui manque plusieurs années). Le premier percevra environ 2 600 € × (155 / 168) ≈ 2 399 €, tandis que le second obtiendra 2 600 € × (135 / 168) ≈ 2 089 €. Ici, ce sont les trimestres liquidables qui creusent l’écart.
Ces calculs sont volontairement simplifiés – ils supposent l’absence de décote, de surcote et de majorations complexes. Mais ils montrent concrètement pourquoi deux carrières apparemment proches peuvent aboutir à des pensions très différentes.
Ancienneté : ce que permettent d’évaluer 10, 15, 17, 20, 25, 30 ou 35 ans
Beaucoup de militaires cherchent un repère par durée de service. C’est compréhensible, mais une ancienneté brute ne donne jamais un montant. Le tableau ci-dessous vous aide à poser les bonnes questions, palier par palier.

| Durée de service | Ce que ce palier permet d’examiner | Vérifications indispensables | Peut-on annoncer un montant ? |
|---|---|---|---|
| 10 ans | Vérifier si un droit à pension est déjà ouvert ou s’il le sera ultérieurement. À ce stade, le plus souvent, la question n’est pas le montant mais l’existence du droit. | Consulter les conditions d’ouverture du droit selon votre statut (officier/non-officier) et votre date de radiation des cadres. | Non. Aucun montant forfaitaire n’est associé à 10 ans de service. |
| 15 ans | Examiner si une liquidation différée (à 52 ans) est envisageable pour les non-officiers et les officiers sous contrat. Pour les officiers de carrière, 15 ans ne suffisent généralement pas à ouvrir une liquidation immédiate. | Vérifier le nombre exact de trimestres validés, les bonifications acquises et l’âge de départ possible. | Non. La pension dépend avant tout de l’indice détenu et des droits liquidables. |
| 17 ans | Pour les non-officiers, c’est le seuil légal de liquidation immédiate. Pour les officiers, il ne garantit pas une pension immédiate. | Faire confirmer que vous appartenez bien à la catégorie des non-officiers et que vos services sont effectivement valables pour la retraite. | Non. L’indice terminal, les trimestres et les bonifications déterminent le montant. |
| 20 ans | Pour les officiers sous contrat, 20 ans de services peuvent permettre une liquidation immédiate. Pour les autres catégories, ce palier rapproche du taux plein sans le garantir. | Vérifier le statut exact (officier de carrière, sous contrat, etc.) et les conditions de jouissance immédiate à la date de radiation. | Non. Seule une simulation à partir de votre relevé de carrière peut vous répondre. |
| 25 ans | Durée moyenne de services à la liquidation en 2024. Une carrière de cette durée permet souvent d’approcher un nombre conséquent de trimestres, mais le montant reste très variable. | Faire le point sur votre indice actuel, vos trimestres validés et vos bonifications. | Non. Aucune pension standard n’est attachée à 25 ans de service. |
| 30 ans | Palier qui, pour beaucoup d’officiers, correspond à une carrière complète (moyenne de 30 ans pour les officiers en 2024). Le taux de liquidation peut alors être proche du maximum, selon les trimestres. | Vérifier si le taux plein est atteint, si des bonifications supplémentaires s’appliquent, et quel sera l’indice de référence. | Non, mais ce palier permet d’approcher une estimation personnalisée assez fiable avec un simulateur officiel à jour. |
| 35 ans | Carrière longue pour laquelle le taux de liquidation maximal est généralement atteint, voire dépassé par l’effet des bonifications. Le montant sera alors essentiellement dicté par le traitement indiciaire de fin de carrière. | Vérifier l’indice terminal et les éventuelles majorations qui s’ajoutent à la pension. | Non. Même à ce stade, le traitement indiciaire personnel reste la clé. |
Après 10 ou 15 ans : pourquoi le montant ne se lit pas dans un barème
Si vous avez servi dix ans, la première chose à faire est de vérifier si vous avez ouvert un droit à pension, et à quelle date il pourrait être versé. Selon votre statut et votre date de radiation, vos droits pourraient être seulement différés, ou relever d’un autre dispositif (affiliation rétroactive, etc.). À quinze ans, certains non-officiers et officiers sous contrat peuvent prétendre à une pension différée à 52 ans, mais le montant dépendra encore de l’indice détenu au moment de la radiation, ainsi que du nombre de trimestres et de bonifications retenus. Pour les officiers de carrière, quinze ans de service sont insuffisants pour déclencher une pension immédiate.
À partir de 17, 20 ou 25 ans : davantage de droits, mais pas de pension standard
Passer le cap des 17 ans pour un sous-officier, ou des 20 ans pour un officier sous contrat, ouvre souvent la possibilité d’une liquidation immédiate. C’est une étape importante, mais elle ne fixe pas le montant. Une carrière de 25 ans – la durée moyenne observée en 2024 pour l’ensemble des nouveaux retraités militaires – se traduit par des pensions très dispersées, parce que l’indice terminal et les bonifications varient fortement d’une personne à l’autre. En clair, 25 ans ne disent rien du grade atteint, ni de l’indice, ni des droits annexes.
Après 30 ou 35 ans : vérifier le taux, l’indice et les majorations
Lorsque vous dépassez 30 ans de service, et a fortiori 35 ans, le taux de liquidation maximal de 75 % est souvent atteint. Pour autant, cela ne signifie pas que vous toucherez 75 % de votre dernière rémunération d’active : rappelez-vous que les primes ne sont pas incluses dans le traitement indiciaire de référence. À ce stade, votre pension est avant tout dictée par le traitement indiciaire brut des six derniers mois et par les majorations éventuelles (enfants, etc.). Certaines bonifications, comme la bonification du cinquième, peuvent vous permettre de dépasser le taux de 75 % dans des conditions très encadrées.
Grade militaire : pourquoi les pensions moyennes sont très différentes

Le grade ne détermine pas à lui seul le montant de votre retraite, mais il commande votre progression indiciaire et, partant, le niveau de votre traitement indiciaire en fin de carrière. Un officier qui termine sa carrière à un indice élevé aura mécaniquement une pension plus importante qu’un sous-officier ou un militaire du rang, même si les durées de service sont proches.
Les données disponibles le confirment. Selon la publication EcoDef Statistiques n°233 du ministère des Armées, qui porte sur les nouvelles pensions de retraite liquidées en 2021, la pension mensuelle brute moyenne s’établissait à 3 026 € pour les anciens officiers et à 1 509 € pour les anciens sous-officiers. Ces chiffres sont des moyennes, pas des valeurs garanties, et ils méritent d’être lus avec précaution : ils concernent uniquement les nouveaux retraités de 2021, en montant brut, avant prélèvements sociaux. Ils ne préjugent en rien de ce que sera votre propre pension, surtout si votre radiation des cadres intervient plusieurs années plus tard.
Moyenne par grade et estimation personnelle : ne pas les confondre
Une moyenne statistique, c’est un point de repère collectif, rien de plus. Dans le cas présent, elle décrit un groupe précis – les militaires ayant liquidé leur pension en 2021 – et non l’ensemble des retraités militaires. Elle lisse des situations très diverses : certains officiers touchent moins de 3 026 €, d’autres davantage. Même chose pour les sous-officiers autour de 1 509 €.
Pour estimer votre propre pension, ces moyennes ne vous seront d’aucune utilité. Votre montant futur dépend du relevé de carrière, de l’indice détenu pendant les six derniers mois, des services validés, des bonifications, de la décote éventuelle et des majorations. Cela vaut aussi pour la question « retraite d’un colonel » : le grade, seul, ne permet pas de donner un chiffre fiable. Un colonel n’est pas un indice, et c’est toujours l’indice terminal qui fait le calcul.
Vérifier son estimation et suivre les paramètres en 2026

Vous avez besoin d’une estimation fiable, pas d’une moyenne. La meilleure démarche consiste à réunir les documents qui vous concernent : votre dernier état des services, le relevé de votre compte retraite, l’indice que vous détenez, le nombre de trimestres déjà validés, vos bonifications reconnues et vos éventuelles majorations. Avec ces éléments, vous pouvez saisir une demande d’estimation auprès du Service des Retraites de l’État ou utiliser les simulateurs officiels mis à disposition sur le portail retraitesdeletat.gouv.fr.
Ces outils vous renverront une estimation fondée sur votre dossier individuel, ce qu’aucun article ni aucune statistique générale ne peut remplacer. En cas de doute, rapprochez-vous des services gestionnaires de votre armée d’appartenance. Seul un calcul qui prend en compte votre carrière réelle vous donnera une projection crédible. Pour préparer votre simulation, rassemblez les informations suivantes : votre indice brut, votre statut (officier de carrière, sous contrat, sous-officier, militaire du rang), vos dates d’entrée en service et de radiation prévue, ainsi que le nombre d’enfants si vous pensez bénéficier d’une majoration.
Mise à jour 2026 : revalorisation et calcul initial ne sont pas la même chose
Vérifié le [date de rédaction]. Au 1ᵉʳ janvier 2026, les pensions civiles et militaires de retraite ont été revalorisées de 0,9 %, conformément à l’indexation légale sur l’inflation. Cette revalorisation concerne les pensions déjà liquidées ; elle augmente le montant mensuel servi, mais ne modifie en rien le calcul initial de votre droit. Le taux de 0,9 % s’applique à l’ensemble des pensions versées par le Service des Retraites de l’État. Si votre pension n’avait pas encore été liquidée au 1ᵉʳ janvier 2026, ce n’est pas une revalorisation que vous attendrez, mais un premier calcul fondé sur votre carrière et les paramètres en vigueur au moment de votre radiation.
Ce qu’il faut vérifier avant de comparer des montants
Ni l’ancienneté, ni le grade, ni une moyenne statistique ne peuvent vous dire, isolément, ce que vous toucherez. Les seuls repères valables pour vous sont ceux qui figurent dans votre dossier : votre indice de référence, vos trimestres et services validés, vos bonifications, l’éventuelle décote et les majorations auxquelles vous avez droit. Consultez les données officielles de votre compte retraite, faites-les vérifier et, si nécessaire, rapprochez-vous des services compétents.
FAQ sur le montant des retraites militaires

Quel est le montant de la pension de retraite militaire ?
Il n’existe pas de montant unique. La pension résulte d’un calcul personnel, basé sur le traitement indiciaire brut des six derniers mois et le nombre de trimestres validés. Les statistiques de 2021 indiquent une moyenne de 3 026 € bruts mensuels pour les anciens officiers et 1 509 € pour les anciens sous-officiers. Ces moyennes ne prédisent jamais une situation individuelle.
Quelle est la revalorisation des pensions militaires de retraite en 2026 ?
Les pensions militaires de retraite ont été revalorisées de 0,9 % au 1ᵉʳ janvier 2026. Cette hausse concerne uniquement les pensions déjà liquidées. Elle est distincte du calcul initial qui détermine vos droits au moment de votre radiation des cadres. Pour un nouveau droit en 2026, c’est ce calcul initial qui s’applique, pas la revalorisation.
Quel est le montant de la retraite pour un militaire engagé 10 ans dans l’armée ?
Dix ans de service ne donnent pas droit à un montant forfaitaire. La première étape consiste à vérifier si un droit à pension est ouvert et, si oui, à quelle date il peut être versé (souvent de manière différée). Le montant dépendra ensuite de l’indice que vous déteniez lors de votre radiation, des trimestres retenus et des bonifications éventuelles.
Quel est le montant d’une retraite militaire après 25 ans de service ?
Aucun montant universel n’est associé à 25 ans de service. Tout dépend de votre statut, de votre grade terminal, de l’indice détenu, des trimestres liquidables et de vos bonifications. Pour les non-officiers, 25 ans permettent généralement une liquidation immédiate, sans garantir un taux ou un montant précis.